
Édito
Faire face à la dynamique du Grenelle
Le 1er juillet, la France a pris la présidence de l'Union européenne ; la question de l'énergie et du changement climatique devrait constituer l'un des thèmes clés de la présidence. Celle-ci espère en effet faire adopter, avant la fin de l'année, le « paquet » climat-énergie prévoyant, au niveau européen, la réduction d'ici 2020 (par rapport à 1990) de 20 % des émissions de CO2, le passage à 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique, et la réduction de 20 % des besoins en énergie.
À ces performances techniques s'ajoute une formidable opportunité de développement économique et de créations d'emplois. Selon une récente étude de l'ADEME, le marché de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables devrait ainsi atteindre les 70 milliards d'euros d'ici à 2012, soit le double de 2007. Côté emploi, ce sont 440 000 emplois directs qui sont attendus pour la même échéance !
Le Grenelle de l'environnement constitue donc un potentiel économique et une manne pour l'emploi. Encore faudrait-il pouvoir anticiper ce scénario prometteur. Car n'oublions pas que le secteur du bâtiment connaît une pénurie de main-d'œuvre qui n'est pas près de se résorber. Il est ainsi essentiel que la politique de formation élaborée au fil des ans soit en parfaite adéquation avec le nouveau contexte « révolutionnaire » du développement durable. Il s'agit de ne pas rater le train de l'efficacité énergétique. Tous les métiers sont concernés, à terme, par une dimension énergétique complémentaire à leur cœur de compétences. Acquérir ces savoir-faire, c'est apporter une valeur ajoutée à son activité et l'inscrire dans une perspective durable.
Correctrice :
Véronique Parmentier
Yvan Gradis
Anna Ader
Philippe Guibert
Anne Hiscock
Frédérique Marguier
Olivier Namias
Nathalie Soubiran
Dépôt légal : 3e trimestre 2008
Photo édito : Renson En couverture :
Piscine de Mourenx (64) - G. Bouchez Architecte
Photo : Luc Boegly pour Pilkington |